Dernière modification le
Activités médico-techniques
Récapitulatif des prestations médico-techniques
Prestations médico-techniques générales
De manière globale, les activités médico-techniques hospitalières ont progressé au cours de la dernière décennie, parallèlement à l’évolution démographique de la population résidente (+2,1% par an entre 2014 et 2023[1]). La croissance de ces activités est aussi liée à une consommation plus importante des non-résidents.
Plus spécifiquement, entre 2014 et 2023, les activités médico-techniques ont évolué, en moyenne, comme suit :
- Policlinique : Cette activité a fait l’objet d’une adaptation des modalités budgétaires avec une séparation de l’activité de policlinique et urgences en 2019. En 2023, on compte 883 374 passages en policlinique (dont 11,0% des UO opposables par des non-résidents) et 298 745 passages aux urgences et en policlinique non programmée (dont 12,8% par des non-résidents)
- Laboratoires d’analyses médicales : +1,8%/an (2023 : 1 363 413 prélèvements dont 8,9% des UO opposables pour des non-résidents)
- Imagerie médicale (hors IRM) : +1,3%/an (2023 : 614 361 passages dont 10,5% des UO opposables par des non-résidents)
→ À titre de comparaison internationale[2], en 2023, on dénombre 283 examens par scanner pour 1 000 habitants au Luxembourg contre 180 pour la moyenne OCDE31, au-dessus de la Belgique (231), la France (228) et l’Allemagne (169)
- IRM : +6,9%/an (2023 : 88 512 passages dont 12,4% des UO opposables par des non-résidents)
→ À titre de comparaison internationale27, en 2023, on dénombre 143 examens d’IRM pour 1 000 habitants au Luxembourg contre 92 pour la moyenne OCDE31, derrière l’Allemagne (162), la France (151) mais devant la Belgique (115)
- Hémodialyse : +1,9%/an (2023 : 67 594 séances dont 8,9% des UO opposables par des non-résidents)
- Chimiothérapie : +5,0%/an (2023 : 34 452 séances dont 7,8% des UO opposables par des non-résidents)
- Activités opératoires : +2,5%/an (2023 : 83 675 passages en salles opératoires et salles de réveil dont 10,6% des UO opposables par des non-résidents)
- Salles d’accouchement : +0,7%/an (2023 : 6 471 passages en salles d’accouchement dont 17,8% des UO opposables par des non-résidents)
- Ergothérapie : +3,9%/an (2023 : 279 111 séances dont 8,4% des UO opposables par des non-résidents)
- Kinésithérapie : +2,6%/an (2023 : 655 855 séances dont 8,3% des UO opposables par des non-résidents)
[2] OCDE (2025), Panorama de la santé 2025 : Les indicateurs de l'OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/2f564c6c-fr.
Prestations médico-techniques liées à des services et équipements nationaux/spécifiques
Focus
Imagerie médicale
Sur la période 2021-2024, le nombre d’UO opposables et non-opposables pour l’imagerie médicale conventionnelle et la médecine nucléaire a augmenté respectivement de 4,7% et de 2,8% par an en moyenne. Pour ces deux UO, après la baisse observée en 2020 pendant la période COVID-19, les niveaux prépandémiques ont été atteints en 2023, puis dépassés en 2024.
Sur la période 2021-2024, le nombre d’UO opposables et non-opposables ont augmenté fortement et de manière constante pour les équipements d’imagerie médicale suivants :
- IRM : taux de croissance annuel moyen de +8,4%
- Tomographe à émission de positons (PET-Scan) : taux de croissance annuel moyen de +11,8%
L’augmentation de l’activité en IRM au cours de cette période reflète une demande accrue, dont le taux de justification, selon le 2ème audit national de la pertinence des demandes d’examens CT et IRM, est de 80,0% en 2023, contre 78,0% en 2016[1]. L’augmentation du recours à l’IRM est plus marquée pour les non-résidents, dont la part n’a fait que croître pour représenter 12,9% de l’activité opposable en 2024.
L‘augmentation de l’activité du PET-Scan ces dernières années s’explique en partie en raison de nouvelles indications médicales et de nouveaux traceurs nucléaires utilisés dans le diagnostic et également dans le traitement de différents types de cancer.
Pour le PET-Scan, la part des non-résidents dans le total des UO opposables facturées oscille entre 12,7 et 13,5% entre 2021 et 2024, ce qui fait du PET-Scan la prestation médico-technique d’imagerie médicale la plus utilisée par les non-résidents en pourcentage du total de l'activité opposable.
[1] Rapport du 2ème audit national de la pertinence des demandes d’examens CT et IRM - Portail Santé - Luxembourg (public.lu)
Activité opératoire dont chirurgie ambulatoire
Entre 2019 et 2023, le nombre d’UO relatives à des passages opératoires a augmenté de 8,2%, passant de 78 249 à 84 680.
Le 14.12.2022, le Conseil scientifique du domaine de la Santé a procédé à l’actualisation des recommandations de 2014 concernant la chirurgie ambulatoire, faisant ainsi le point sur les évolutions de la chirurgie ambulatoire et la généralisation de cette pratique en 2022 [1].
Le Conseil scientifique a confirmé à cette occasion que ce n’est pas l’acte qui est ambulatoire mais le patient. En effet, un acte n'est pas ambulatoire par nature mais peut le devenir chez un patient sélectionné, dans un contexte médical et psychosocial précis et dans une structure adaptée. Il est dès lors inapproprié d'établir une liste d'actes relevant spécifiquement et uniquement de la chirurgie ambulatoire.
Néanmoins, le Conseil scientifique du domaine de la Santé reconnaît l'utilité d’une liste indicative de gestes adaptées à la chirurgie ambulatoire, telle que celle établie en 2014, en tant qu'outil permettant de suivre l'évolution des pratiques dans ce domaine.
Pour l’activité chirurgicale, le taux de chirurgie ambulatoire pour les actes traceurs définis par le Conseil scientifique du domaine de la santé en 2014 est passé de 68,5% en 2019 à 75,8% en 2023. Parmi ces actes, les évolutions suivantes sont observées entre 2019 et 2023 :
- la chirurgie de la cataracte sénile est réalisée en quasi-totalité en ambulatoire : 97,0% en 2019 et 98,1% en 2023. En 2023, cette proportion dépasse la moyenne OCDE34 (94,9%), celle de la France (97,3%), de la Belgique (97,0%) et de l’Allemagne (87,9%)
- le taux de chirurgie ambulatoire pour le strabisme progresse fortement, passant de 63,0% en 2019 à 96,8% en 2023
- le taux de chirurgie ambulatoire pour certaines opérations de l’appareil génital masculin augmente également, de 82,6% en 2019 à 92,9% en 2023
- enfin, le taux de chirurgie ambulatoire pour les varices progresse également, de 70,9% en 2019 à 74,1% en 2023
Concernant les amygdalectomies chez l’enfant de moins de 12 ans, la part des interventions réalisées en ambulatoire reste faible, passant de 16,1% en 2019 à 28,3% en 2023. Selon le Panorama de la santé 2025 de l’OCDE, l’amygdalectomie est l’un des actes chirurgicaux les plus fréquemment pratiqués chez les enfants, et est désormais majoritairement réalisée en ambulatoire dans 14 pays (OCDE33) présentant des données comparables. En 2023, le Luxembourg se situe en dessous de la moyenne de l’OCDE33 (43,5%), ainsi que de la Belgique (77,4%) et de la France (53,1%), mais au-dessus de l’Allemagne (19,0%) et de la Suisse (10,2%).
[1] La chirurgie ambulatoire - Prise de position du Conseil scientifique du domaine de la santé — Conseil Scientifique - Luxembourg (public.lu)
Accouchements, procréation médicalement assistée et soins néonataux
Accouchements
En 2023, le CHL et la Clinique Bohler des HRS réalisent le plus grand nombre d’accouchements, avec respectivement 2 977 et 2 786 accouchements. Entre 2014 et 2024, le CHL et les HRS présentent une tendance globale à la hausse (de 2 201 à 2 951 au CHL et de 2 681 à 2 963 aux HRS), tandis que le CHEM enregistre une diminution (de 1 157 à 901) et que le CHdN reste relativement stable, oscillant entre 643 et 829 accouchements sur la période.
Entre 2019 et 2024, la proportion d’accouchements concernant des non-résidentes a augmenté, passant de 14,7% à 17,4%. En 2023, les non-résidentes ayant accouché au Luxembourg étaient majoritairement domiciliées en France (61,4%), suivies de la Belgique (25,2%) et de l’Allemagne (12,2%).
Petit poids de naissance et prématurité
Hémodialyse
Services d'urgence
Cette édition de la Carte Sanitaire présente, pour la première fois, les indicateurs relatifs aux services d’urgence, tels que prévus par le règlement grand-ducal modifié du 25 janvier 2019 déterminant les exigences et les normes auxquelles doivent répondre les services hospitaliers d’urgence des hôpitaux et le service hospitalier national d’urgence pédiatrique.
Les données proviennent du rapport annuel établi par les établissements hospitaliers pour 2024, conformément au point 7 de l’annexe dudit règlement.
Le périmètre couvre les quatre services d’urgence des centres hospitaliers, ainsi que le service national d’urgence pédiatrique de la Kannerklinik, soit un total de cinq services. Seuls les services d’urgence au sens de la loi hospitalière modifiée de 2018 sont inclus. En conséquence, les policliniques au sein desquelles sont dispensés des soins non programmés sont exclues du champ de l’analyse.
Pour la majorité des indicateurs (hors ceux relatifs aux filières), les définitions ont été élaborées et validées par le groupe de travail « Urgence » (comprenant entre-autres des représentants de la FHL et Direction de la santé). L’implémentation de ces définitions a permis la collecte des données et la production des données au sein des établissements pour l’année 2024. Ces données ont été recueillies par la Direction de la santé auprès des cinq services d’urgence au moyen d’un formulaire standardisé, puis transmises à l’ObSanté qui en a assuré le traitement.
En 2024, le nombre total de passages aux services d’urgence est de 268 683. Les patients adultes représentent la majorité des passages (71,4%), dont 61,3% concernent les moins de 75 ans et 10,1% les 75 ans et plus. Les passages pédiatriques représentent 28,6% du total.
En moyenne, cela correspond à 734 passages par jour dans les services d’urgence en 2024 (268 683 passages sur 366 jours).
🔗Figure : Passages aux urgences de patients pédiatriques par jour de la semaine au Luxembourg en 2024
La répartition des passages aux urgences selon le jour de la semaine diffère entre les patients adultes et pédiatriques. Chez les adultes, l’activité est plus importante en début de semaine, avec un pic observé le lundi (32 869 passages), tandis qu’elle est plus faible durant le week-end, le nombre de passages le plus bas étant enregistré le dimanche (23 944).
À l’inverse, les passages pédiatriques sont les plus nombreux durant le week-end ainsi qu’également le lundi. Le dimanche (11 733 passages) et le lundi (11 624) correspondent aux journées enregistrant le plus grand nombre de passages pédiatriques aux urgences.
🔗Figure : Passages aux urgences par jour de la semaine et par service d'urgence en 2024
🔗Figure : Admissions aux urgences par tranche horaire au Luxembourg en 2024
Les admissions aux services d’urgence se concentrent principalement durant la journée, avec un volume de 112 127 admissions entre 12h et 19h, suivi de la tranche 7h-12h (83 240 admissions). Le soir et la nuit enregistrent des volumes plus faibles, avec respectivement 37 382 admissions entre 19h et 22h et 36 027 admissions entre 22h et 7h. Rapportée au nombre d’heures et de jours, l’activité apparaît toutefois la plus intense en début de journée : la tranche 7h-12h présente le nombre moyen d’admissions par heure et par jour le plus élevé (45,5), devant la tranche 12h-19h (43,8). L’activité diminue ensuite en soirée (34,0 admissions entre 19h et 22h) et atteint son niveau le plus faible durant la nuit, avec 10,9 admissions en moyenne entre 22h et 7h.
Chez les adultes, l’activité est la plus élevée en matinée (7h-12h : 34,9 admissions par heure et par jour), puis diminue progressivement au cours de la journée et de la nuit.
À l’inverse, chez les patients pédiatriques, l’activité est plus importante en milieu et fin de journée, avec un pic entre 12h et 19h (12,9), suivi de la tranche 19h-22h (11,9).
Dans les deux populations, l’activité nocturne reste la plus faible de la journée.
🔗Figure : Admissions aux urgences par tranche horaire et par service d'urgence en 2024
🔗Figure : Passages aux urgences par tranche d'âge de 10 ans au Luxembourg en 2024
En 2024, les passages aux services d’urgence sont les plus nombreux chez les enfants de moins de 10 ans (55 889 passages). Chez les adultes, les volumes les plus élevés sont observés entre 30 et 50 ans (36 589 passages pour les 30-40 ans et 33 533 pour les 40-50 ans).
L’âge joue un rôle essentiel dans le recours aux services d’urgence. Les taux de recours par tranche d’âge mettent en évidence un profil en U selon l’âge : les taux les plus élevés sont observés chez les enfants de moins de 10 ans (798,3 passages pour 1 000 habitants) ainsi que chez les personnes âgées de 80 ans et plus (714,1 pour 1 000 habitants). À l’inverse, les taux sont plus faibles chez les adultes, notamment entre 50 et 70 ans, où ils se situent autour de 300 passages pour 1 000 habitants. Ce profil en U est également observé dans le Cahier statistique n°15 de l’IGSS consacré au recours aux soins urgents en médecine hospitalière en 2019[1]. Cette analyse mettait déjà en évidence un niveau de recours particulièrement élevé chez les enfants de 0 à 4 ans ainsi qu’un creux marqué chez les personnes âgées de 60 à 64 ans et de 65 à 69 ans, avant une remontée progressive des taux aux âges plus avancés.
[1]https://igss.gouvernement.lu/dam-assets/publications/aper%C3%A7us-et-cahiers/cahiers-statistiques/cahier-statistique-no15.pdf
🔗Figure : Passages aux urgences par tranche d'âge de 10 ans et par service d'urgence en 2024
🔗Figure : Passages aux urgences par tranches d'âge pédiatrique au Luxembourg en 2024
Chez les patients pédiatriques, les services d’urgence enregistrent 76 795 passages en 2024, soit un taux brut de recours de 597,2 passages pour 1 000 habitants âgés de moins de 18 ans. Les recours apparaissent particulièrement concentrés chez les jeunes enfants. Le taux le plus élevé est observé parmi les enfants âgés de moins de 2 ans, avec 1 549,7 passages pour 1 000 habitants, ce qui signifie qu’en moyenne plus d’un passage aux urgences est enregistré par enfant de cette tranche d’âge au cours de l’année.
Le volume de passages est toutefois le plus important chez les enfants âgés de 2 à 8 ans, avec 29 563 passages enregistrés en 2024, correspondant à un taux de recours de 695,4 pour 1 000 habitants. Les taux diminuent ensuite progressivement avec l’âge : 382,3 passages pour 1 000 habitants chez les [8-16 ans] et 327,0 pour 1 000 habitants chez les [16-18 ans].
🔗Figure : Passages aux urgences par sexe au Luxembourg en 2024
🔗Figure : Passages aux urgences par sexe et par service d'urgence en 2024
🔗Figure : Passages aux urgences par sexe et par service d'urgence en 2024
🔗Figure : Passages aux urgences par mode d'entrée et par service d'urgence en 2024
🔗Figure : Répartition des passages aux urgences par mode d'entrée et par service d'urgence en 2024
L’échelle canadienne de triage et de gravité (ETG) est utilisée afin de classer les patients selon cinq niveaux de priorité, sur une échelle de 1 (priorité absolue, prise en charge immédiate) à 5 (pas de priorité, prise en charge non urgente). En 2024, le niveau 3 (priorité moyenne) est le plus représenté, avec 119 454 passages (44,7%), suivi du niveau 4 (priorité faible) avec 95 145 passages (35,6%).
Les situations non prioritaires (niveau 5) représentent 12,7% des passages (33 905), tandis que les cas de priorité élevée (niveau 2) comptent pour 6,7% (17 976). Le nombre de cas de priorité absolue, nécessitant une prise en charge immédiate (niveau 1), est faible (757 passages, soit 0,3%).
Le délai moyen entre l’admission aux urgences et le premier contact médical varie fortement selon le niveau de priorité attribué lors du triage selon l’ETG. Les patients triés en niveau 1, correspondant aux urgences vitales nécessitant une prise en charge immédiate, présentent un délai moyen de 18 minutes. Ce résultat ne reflète cependant pas la réalité, les établissements hospitaliers précisant que l’enregistrement administratif du premier contact médical est souvent réalisé a posteriori dans ces situations critiques.
Les délais moyens observés pour les niveaux 2 à 5 sont respectivement de 15, 70, 88 et 84 minutes. Les niveaux 1 et 2, correspondant aux situations les plus urgentes, bénéficient ainsi des délais les plus courts, traduisant une priorisation des patients les plus aigus. À l’inverse, les patients classés dans les niveaux 3 à 5 attendent davantage avant le premier contact médical. Les délais les plus élevés sont observés pour les niveaux 4 et 5, avec des moyennes supérieures à 1h20.
Les recommandations CTAS de 2016 définissent, pour chaque niveau de priorité attribué lors du triage, un délai cible recommandé entre l’admission du patient aux urgences et le premier contact médical. Ces délais cibles visent à garantir une prise en charge adaptée au degré d’urgence clinique du patient et constituent des références internationales utilisées pour évaluer la réactivité des services d’urgence.
En 2024, les délais moyens observés au Luxembourg selon les niveaux de priorité apparaissent partiellement conformes aux recommandations CTAS de 2016[1]. Pour les patients triés niveau 2, le délai moyen de prise en charge est de 15 minutes, soit un délai conforme au délai cible CTAS. De même, pour les patients triés niveau 5, le délai moyen observé (84 minutes) reste inférieur au délai cible recommandé de 120 minutes. En revanche, les délais moyens enregistrés pour les patients triés pour les niveaux de priorité moyenne (3) et faible (4) dépassent les délais cibles CTAS.
En 2024, au Luxembourg, la durée moyenne de séjour entre l’admission et la sortie du service d’urgence est de 180 minutes, toutes catégories de patients confondues. Cette durée est plus courte chez les patients pédiatriques (147 minutes) que chez les patients adultes (192 minutes).
Conclusions de cette première analyse de l’activité des services d’urgence :
Les principaux constats relatifs aux services d’urgence peuvent être résumés ainsi :
- En 2024, le nombre de passages aux urgences s’élève à 268 683 pour l’ensemble des services, ce qui représente 734 passages par jour, et un taux brut de recours aux services d’urgence de 397,1 passages pour 1 000 habitants ; considérant que 13,2% des passages concernent des non-résidents, le taux de recours aux services d’urgence peut être estimé à 344,7 passages pour 1 000 résidents au Luxembourg. À l’avenir, le recueil du pays de résidence permettra de calculer de manière précise le taux de recours aux services d’urgence par habitant.
- Les enfants (jusqu’à 18 ans) représentent 28% des passages, les personnes âgées de 75 ans et plus 11%.
- En 2024, le CHEM enregistre le plus grand nombre de passages aux urgences avec 76 118 passages (28,3% du total), suivi du CHdN avec 55 166 passages (20,5%), des HRS avec 47 084 passages (17,5%), du CHL avec 45 257 passages (16,8%), tandis que le service national d’urgence pédiatrique du CHL comptabilise 45 058 passages (16,8%).
- L’affluence la plus élevée est observée le lundi, et généralement en cours de journée, pour les adultes, tandis que les enfants sont plus fréquemment vus les samedis et dimanches et en fin de journée.
- L’échelle canadienne de triage et de gravité (ETG) est déployée dans tous les services et 76,2% des patients sont évalués dans les 10 minutes suivant leur arrivée dans le service d’urgence. L’attribution d’un niveau de priorité par l’infirmier d’accueil et d’orientation montrant des disparités selon les services en fonction de l’inclusion de critères tels que la douleur, une analyse comparative de la criticité des admissions selon le service d’urgence ne peut être réalisée.
- Le délai moyen entre l’admission et le premier contact médical pour les patients de niveau de priorité moyenne de l’ETG (niveau 3) est de 70 minutes, alors que le délai-cible recommandé est de 30 minutes pour ces patients. Pour les patients classés en niveau de priorité faible de l’ETG (niveau 4), ce délai est de 88 minutes, également supérieur au délai recommandé de 60 minutes.
- Le délai moyen de séjour en service d’urgence est de 3 heures, tous patients confondus. Une documentation des délais médians serait cependant plus appropriée pour faciliter les comparaisons internationales.
- Le taux d’hospitalisation consécutive à un passage en service d’urgence est de 13,5%, avec des variations entre les établissements ; le service national d’urgence pédiatrique enregistre le taux le d’hospitalisation le plus faible (6,7%).