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Activité d'hospitalisation
La loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018 prévoit que la Carte sanitaire renseigne les motifs d’hospitalisation stationnaire et ambulatoire des patients admis dans un établissement hospitalier.
Dans le cadre de cette édition, l’analyse des motifs d’hospitalisation stationnaire est présentée pour l’année de référence 2023 uniquement ; les motifs d’hospitalisation ambulatoire ne sont pas présentés (cf note méthodologique p.18 [CP1] et s).
La présentation qui suit porte sur l’activité des centres hospitaliers (hors activité de rééducation) : CHdN, CHL, CHEM, HRS[1], basée sur des données administratives de facturation concernant des personnes résidentes ou non, relevant, directement ou par assimilation, de la protection de la sécurité sociale et qui ont été hospitalisées pour des activités opposables à la CNS selon ses statuts. Les activités non-opposables représentant seulement une faible proportion de l’activité globale (3,5% en 2023), les résultats présentés constituent une approximation acceptable des valeurs réelles, bien que légèrement sous-estimée.
Les années 2020 et 2021 correspondent à la période pandémique ; en conséquence, les évolutions entre 2019 et 2022 sont à interpréter avec précaution, compte tenu notamment d’hospitalisations de patients pour COVID-19 d’une part et du report de certaines activités, lorsqu’un tel report n’avait pas un impact direct sur la santé des patients, d’autre part.
[1] Pour les années 2014 à 2016, les données d’activité du CHK, de la ZITHA et de la CSM ont été présentées séparément. Pour les années 2017 à 2024, les données du groupe HRS sont présentées.
Centres hospitaliers
Synthèse des indicateurs clés
Après la diminution du nombre total de séjours en 2020, en lien avec la pandémie de COVID-19, l’activité dépasse le niveau pré-pandémique dès 2022. Cette tendance se confirme sur les années suivantes, avec une augmentation continue du nombre total de séjours et du nombre de journées, atteignant leurs niveaux les plus élevés en 2024.
Parallèlement, la part des hospitalisations de jour dans le total des séjours semble s’être stabilisée autour de 48% depuis 2021, suggérant un ralentissement de la progression du virage ambulatoire.
Séjours et journées d’hospitalisation
Le nombre de séjours hospitaliers a augmenté de 1,7% par an en moyenne entre 2014 et 2023, avec des évolutions différentes selon les établissements. Cette progression est principalement portée par l’augmentation des hospitalisations de jour (+4,3% par an), tandis que le nombre de séjours en hospitalisation stationnaire a très légèrement diminué (-0,2% par an).
Entre les périodes 2014-2018 et 2019-2023, le nombre total de séjours a augmenté dans des proportions comparables (respectivement +6,7% et +6,4%). Toutefois, la dynamique sous-jacente diffère : la progression des hospitalisations de jour, bien que toujours soutenue, est moins prononcée (+21,6%) qu’au cours de la période précédente, tandis que le recul des séjours stationnaires apparaît moins marqué (-0,6% contre -2,6% précédemment).
Le nombre de journées d’hospitalisation (y compris l’hospitalisation de jour) est globalement resté stable sur la période 2014-2023. Cette stabilité apparente masque toutefois des évolutions contrastées : le nombre de journées a augmenté entre 2014 et 2018 (+2,2%), avant de diminuer sur la période 2019–2023 (-1,8%).
Après une diminution du nombre de séjours hospitaliers dans l’ensemble des centres hospitaliers en 2020, en lien avec la pandémie de COVID-19, une reprise de l’activité est observée à partir de 2021. Dès 2022, le nombre de séjours retrouve des niveaux comparables à ceux de 2019, avant de continuer à croître en 2023 et 2024.
Hospitalisations de jour
Par rapport au total des hospitalisations, l’hospitalisation de jour[1] a considérablement augmenté, et représente 48,4% du total des admissions en 2023 contre 38,6% en 2014, avec des variations importantes entre établissements hospitaliers (de 42,9% à 54,0% du total des séjours par établissement en 2023).
[1] Les hospitalisations de jour regroupent les admissions à l’hôpital et sorties le même jour, sans présence à minuit ainsi que l’activité réalisée dans les places de surveillance ambulatoire.
Durée moyenne de séjour
La durée moyenne de séjour des hospitalisations avec nuitées est restée globalement stable entre 2014 et 2024. Elle est de 7,2 jours en 2023. Il convient toutefois de noter que les hospitalisations qui donnaient lieu à des séjours courts (≈ 2 jours) sont de plus en plus réalisées en hospitalisation de jour et, de ce fait, sont exclues du calcul de la durée moyenne de séjour. Cette exclusion induit une stagnation de la durée moyenne des séjours stationnaires avec nuitées.
À titre de comparaison, la durée moyenne de séjour en soins aigus en 2023 était de 5,5 jours en France, 6,0 jours en Belgique et 7,5 jours en Allemagne[1].
[1] Eurostat.Database, Hospital discharges and length of stay for inpatient curative care [hlth_co_inpagg__custom_21072491] (Accessed on 20 April 2026)
La durée moyenne de séjour présente une variation marquée selon l’âge des patients. Elle est la plus faible chez les enfants âgés de 2 à 4 ans (entre 2,4 et 3,1 jours selon les années), puis augmente progressivement avec l’âge à partir de l’âge adulte pour atteindre des valeurs élevées chez les personnes âgées. En 2023, la durée moyenne de séjour s’élève ainsi à 6,7 jours chez les 55-64 ans, 8,3 jours chez les 65-74 ans, 10,0 jours chez les 75-84 ans et 11,6 jours chez les personnes âgées de 85 ans et plus. Les nouveau-nés (0-28 jours) présentent également une durée moyenne de séjour élevée, de l’ordre de 11,6 jours en 2023.
Sur la période 2019-2024, la durée moyenne de séjour totale diminue légèrement, passant de 7,4 jours en 2019 à 7,0 jours en 2024. Cette évolution à la baisse est observée dans la majorité des classes d’âge, bien que son ampleur varie selon les groupes. Elle est particulièrement visible chez les personnes âgées de 75 ans et plus, pour lesquelles la durée moyenne de séjour diminue respectivement de 10,9 à 9,5 jours chez les 75-84 ans et de 12,5 à 11,6 jours chez les 85 ans et plus.
À l’inverse de la tendance générale à la diminution de la durée moyenne de séjour, une augmentation est observée chez les patients âgés de 15 à 24 ans, pour lesquels la durée moyenne de séjour passe de 5,3 jours en 2019 à 6,3 jours en 2024.
Occupation des lits
Entre 2019 et 2023, le taux annuel d’occupation des lits aigus a varié, selon les années, entre 67,9% et 78,1%. Les taux d'occupation en 2020 et 2021 sont donnés à titre indicatif mais doivent être considérés avec prudence, en raison des perturbations causées par la pandémie de COVID-19.
À partir de 2022, le taux d’occupation retrouve des niveaux comparables à ceux observés avant la pandémie, notamment en 2018 et 2019, où les taux étaient respectivement de 74,4% et 78,1%.
En 2023, l’occupation des lits aigus des centres hospitaliers au GDL se situe, en moyenne calculée sur le mois, entre 1 400,4 lits occupés par jour pour le mois d’août et 1 660,3 pour le mois de janvier, pour l’activité opposable des assurés résidents et des assurés non-résidents.
En 2023, pour 2 033 lits hospitaliers aigus (hors INCCI et CFB mais incluant les lits de soins palliatifs pour les besoins du calcul du taux d’occupation en raison du périmètre d’inclusion des données de facturation mises à notre disposition), 1 552 lits ont été occupés en moyenne par jour, avec une occupation journalière minimale de 1 120 lits et une occupation maximale de 1 782 lits, ce qui correspond à un taux d’occupation moyen de 76,3% des lits pour l’activité opposable des assurés résidents et des assurés non-résidents, avec des variations :
- saisonnières : de 68,9% au mois d’août à 81,7% au mois de janvier
- selon les établissements : de 71,3% à 82,9%
À titre de comparaison, en 2023, le taux d’occupation des lits aigus dans les pays de l’OCDE (OCDE30)[1] était en moyenne de 71,4% ; en Allemagne, il était de 72,0% ; en Belgique de 62,5%, et en France de 74,3%.
[1] OCDE (2025), Panorama de la santé 2025 : Les indicateurs de l'OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/2f564c6c-fr.
Hospitalisations selon l’âge et le genre
Motifs d'hospitalisation stationnaire
Les motifs de recours aux soins hospitaliers présentés dans cette section portent sur l’année 2023 et concernent les séjours stationnaires. Ces derniers sont définis comme des séjours faisant l’objet d’une prise en charge formelle identifiée dans les données de facturation de la CNS et comprenant au moins une présence à minuit. (cf Méthodologie, p.16 et21).
Dans le cadre de cette première exploitation des variables issues de la DCSH, l’analyse se limite à l’année 2023, les données de facturation de l’année 2024 étant provisoires.
En 2023, la répartition des séjours stationnaires pour hospitalisations aiguës selon les 25 MDC met en évidence, au Luxembourg, une prédominance des affections du système musculo-squelettique et du tissu conjonctif, qui représentent 17,2% des séjours.
Viennent ensuite les séjours liés à la grossesse, l’accouchement et la puerpéralité (10,9%), puis aux maladies du système respiratoire (8,8%), du système digestif (8,4%) et du système circulatoire (8,3%). Ensemble, ces 5 MDC comptabilisent 53,6% du total des séjours stationnaires.
Les 20 autres MDC représentent chacune des proportions plus faibles de séjours, généralement inférieures à 6%.
🔗 Tableau: Distribution des hospitalisations aiguës stationnaires par établissement et par MDC, 2023
L’accouchement par voie vaginale constitue l’APR-DRG le plus fréquent avec 4 566 séjours (5,9% du total), suivi de la césarienne sans stérilisation (2 086 séjours ; 2,7%).
Plusieurs activités chirurgicales liées au système musculo-squelettique figurent également parmi les plus représentées, notamment les procédures sur le genou et la jambe (1 801 séjours ; 2,3%), les procédures sur l’épaule, le bras et l’avant-bras (1 624 séjours ; 2,1%), ainsi que les remplacements électifs de la hanche (1 142 séjours ; 1,5%) et du genou (1 319 séjours ; 1,7%).
Pour les séjours médicaux, plusieurs APR-DRG occupent le top 5 des hospitalisations aigues stationnaires : les pneumonies représentent 1 560 séjours (2,0%), les autres diagnostics ORL 1 495 séjours (1,9%), et les inflammations et infections majeures du système respiratoire 1 187 séjours (1,5%). Des volumes importants sont également observés pour les chimiothérapies (1 141 séjours ; 1,5%), l’insuffisance cardiaque (1 099 séjours ; 1,4%), les signes, symptômes et autres facteurs influençant l’état de santé (1 021 séjours ; 1,3%), ainsi que les infections du rein et des voies urinaires (975 séjours ; 1,3%) et la maladie pulmonaire obstructive chronique (967 séjours ; 1,3%).
Parmi les 77 260 séjours, la répartition des APR-DRG selon leur catégorie met en évidence :
- 188 APR-DRG médicaux, totalisant 46 772 séjours, soit 60,5% du total
- 123 APR-DRG chirurgicaux, totalisant 30 488 séjours, soit 39,5% du total
Focus sur l’hospitalisation aiguë des patients âgés de 75 ans et plus
- En 2023, le pays compte 44 502 habitants âgés de 75 ans et plus, soit 6,7% de la population, une proportion identique à celle en 2014 (6,7%).
- Les admissions à l'hôpital des personnes âgées de 75 ans et plus ont augmenté de 1,0% par an en moyenne entre 2014 et 2023 avec des disparités selon les établissements. Cette évolution est inférieure à celle des admissions pour l'ensemble des tranches d'âge, qui ont connu une augmentation moyenne annuelle de 1,7%. Il convient de souligner que les années marquées par la pandémie de COVID-19 ont été associées à une baisse du volume d’activité et qu’à partir de 2022, l’activité a retrouvé son niveau pré-pandémique, voire l’a dépassé.
- En 2023, les admissions à l’hôpital des personnes âgées de 75 ans et plus représentent 18,5% du total des admissions aiguës (28 012 séjours) et 31,8% du total des journées d’hospitalisation (201 290 journées d’hospitalisation), soit 528,6 lits occupés en moyenne par jour.
- La durée moyenne de séjour est plus longue pour les hospitalisations qui concernent les patients âgés, qui peuvent être des patients plus fragiles et polypathologiques : 10,0 jours pour les 75-84 ans et 11,6 jours pour les 85 ans et plus.
- En 2023, les motifs des hospitalisations aiguës stationnaires des patients âgés de 75 ans et plus au Luxembourg principalement enregistrés sont les affections du système musculo-squelettique et du tissu conjonctif (17,1%), les affections respiratoires (15,9%) et circulatoires (15,6%). Les pathologies cardiovasculaires et respiratoires occupent une part plus importante chez les patients âgés de 75 ans et plus que dans l’ensemble des patients, représentant à elles seules près d’un tiers des séjours. Les APR-DRG les plus fréquents concernent l’insuffisance cardiaque (n = 874 ; 4,9%), les autres pneumonies (n = 788 ; 4,4%), les inflammations et infections majeures du système respiratoire (n = 733 ; 4,1%) ainsi que la maladie pulmonaire obstructive chronique (n = 468 ; 2,6%). Les hospitalisations liées aux fractures de la hanche et du fémur (n = 310 ; 1,7%) ainsi qu’aux remplacements articulaires du genou (n = 323 ; 1,8%) et de la hanche (n = 282 ; 1,6%) montrent également l’importance des affections musculo-squelettiques dans cette tranche d’âge.
Sur la période 2014-2024, les HRS ont enregistré le nombre le plus élevé de séjours hospitaliers de patients âgés de 75 ans et plus, suivis par le CHEM.
La baisse observée en 2020 et en 2021 peut être attribuée à l'impact de la pandémie de COVID-19, durant laquelle de nombreuses admissions programmées et non urgentes ont été reportées, y compris pour minimiser les risques de contamination chez les personnes âgées.
À partir de 2022, le nombre de séjours retrouve, voire dépasse, les niveaux observés avant 2020 dans plusieurs établissements. Cette tendance à la hausse se poursuit jusqu’en 2024 pour la majorité d’entre eux.
Focus sur l’hospitalisation des non-résidents
L’attrait des non-résidents pour les soins hospitaliers au Luxembourg est en constante augmentation : de 6,2% en 2014 à 10,4% des séjours en 2023.
Entre 2019 et 2023, le nombre de personnes protégées résidentes (en moyenne annuelle) est passé de 568 059 à 611 929, soit une augmentation de 7,7% au cours de cette période, tandis que le nombre de personnes protégées non-résidentes est passé de 311 873 à 341 925, soit une augmentation de 9,6% au cours de cette même période[1]. Il convient de préciser que le terme « population protégée » englobe divers statuts, y compris les actifs assurés, les pensionnés, et les coassurés.
En 2023, la population protégée non-résidente, compte 341 925 individus (moyenne annuelle), répartis en 173 434 résidents français, 82 231 résidents belges, 82 640 résidents allemands, et 3 621 résidents dans d'autres pays.
L’augmentation de la part des séjours des non-résidents est associée à la croissance de la population protégée non-résidente, plus importante que celle de la population protégée résidente, ainsi que par la hausse du taux d’hospitalisation chez les non-résidents protégés.
Celui-ci est passé de 3 660 séjours par 100 000 personnes protégées non-résidentes en 2019 à 4 608 en 2023, soit une augmentation de 25,9%. À l’inverse, au sein de la population résidente, ce taux a légèrement diminué sur la même période, passant de 23 084 à 22 202 séjours par 100 000 personnes, soit une baisse de 3,8%.
La part des hospitalisations des non-résidents dans le total des hospitalisations est toutefois variable selon les établissements, allant de 4,8% au CHdN à 13,7% au CHEM en 2023.
L’observation de la structure d’âge montre une prévalence élevée au sein de la population en âge de travailler : les 25-64 ans représentent 74,5% des séjours des non-résidents en 2023, contre 52,8% chez les résidents. Cependant, la part des séjours des non-résidents de 55 à 74 ans augmente et représente 26,6% des séjours en 2023.
En 2023, les non-résidents hospitalisés venaient principalement de France (50,7%), suivis de la Belgique (29,0%) et de l’Allemagne (17,3%).
Les catégories majeures de diagnostic (MDC) les plus associées aux hospitalisations aiguës stationnaires des non-résidents combinent soit un volume élevé de séjours, soit une proportion particulièrement importante de non-résidents au sein des séjours, soit les deux. Les principales MDC identifiées en 2023 sont :
- la grossesse, l’accouchement et la puerpéralité (1 483 séjours stationnaires, soit 17,7% du total des séjours stationnaires de cette MDC)
- le système musculo-squelettique et tissu conjonctif (1 625 séjours, soit 12,2%)
- les affections ORL (nez, gorge, oreilles, crâne et face) (552 séjours, soit 12,5%)
- le système digestif (630 séjours, soit 9,7%)
- le système nerveux (453 séjours, soit 9,5%)
- le système reproducteur féminin (244 séjours, soit 12,3%)
- les reins et voies urinaires (383 séjours, soit 9,5%)
- les affections d’origine périnatale (105 séjours, soit 17,3%)
- la peau, tissu sous-cutané et sein (253 séjours, soit 9,1%)
- les polytraumatismes significatifs (31 séjours, soit 18,0%)
Parmi ces principales MDC identifiées, les résidents français représentent entre 41,4% et 60,7% des séjours stationnaires de non-résidents. Les résidents belges représentent entre 6,5% et 38,8% des séjours, tandis que les résidents allemands représentent entre 13,2% et 22,6%.
L’analyse plus granulaire des APR-DRG met en évidence un attrait des non-résidents pour certaines prises en charge hospitalières stationnaires, en particulier pour les accouchements, avec l’accouchement par voie vaginale (n = 791) et la césarienne sans stérilisation (n = 379).
L’attrait des non-résidents pour les soins du système musculo-squelettique concerne une distribution diversifiée des types de prises en charge.
Les séjours concernent toutefois principalement des prises en charge chirurgicales, à savoir des actes chirurgicaux orthopédiques et rachidiens, plutôt que des prises en charge médicales.
Les volumes les plus élevés sont observés pour les procédures sur le genou et la jambe (n = 263), les interventions sur l’épaule, le bras et l’avant-bras (n = 211), ainsi que les remplacements électifs de l’articulation du genou (n = 153) et de la hanche (n = 131). Les prises en charge rachidiennes sont également représentées, notamment les procédures vertébrales et intervertébrales (n = 118) et les arthrodèses dorso-lombaires (n = 84). D’autres interventions concernent notamment le pied et les orteils (n = 78), les procédures sur la main et le poignet (n = 77) ou encore les fusions vertébrales (n = 78).
Certaines catégories présentent par ailleurs des parts particulièrement élevées de non-résidents dans le total des séjours de l’APR-DRG concerné, notamment les troubles du tissu conjonctif (26,7%), les arthrodèses dorso-lombaires (20,1%) et les procédures sur la main et le poignet (18,9%).
[1] IGSS, Rapport général sur la sécurité sociale 2024, p.29
🔗 Tableau: Evolution de la part des séjours hospitaliers des non-résidents par groupe d'âge, 2014-2024
Les séjours hospitaliers des non-résidents concernent majoritairement des patients résidant en France, qui représentent environ la moitié des séjours sur l’ensemble de la période. Leur nombre a fortement augmenté, passant de 3 851 séjours en 2014 à 9 149 en 2024, soit une augmentation de 137,6%. Les résidents belges constituent le deuxième groupe. Le nombre de leurs séjours est passé de 2 757 en 2014 à 4 830 en 2024, soit une augmentation de 75,2%.
Les résidents allemands représentent une part plus limitée, avec une évolution de 1 141 séjours en 2014 à 2 886 en 2024, soit une augmentation de 153,0%. Enfin, les séjours provenant d’autres pays demeurent marginaux sur l’ensemble de la période.
Établissements aigus spécialisés
Institut National de Chirurgie Cardiaque et de Cardiologie Interventionnelle
Conformément à la loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018, l’Institut National de Chirurgie Cardiaque et de Cardiologie Interventionnelle (INCCI) constitue un établissement hospitalier spécialisé exploitant les services nationaux de chirurgie cardiaque et de cardiologie interventionnelle.
Les séjours hospitaliers ont augmenté globalement de 0,7% par an en moyenne entre 2014 et 2023, avec des variations selon les années.
En 2023, on dénombre :
- 597 séjours d’une durée moyenne de 7,9 jours, dont 5,7% concernent des non-résidents.
- soit 4 613 journées d’hospitalisation.
Parmi les 19 lits installés en 2023, 12,5 lits ont été occupés en moyenne par jour, ce qui correspond à un taux d’occupation de 66,6% des lits pour l’activité opposable des résidents et non-résidents.
La part des séjours hospitaliers des assurés non-résidents à l’INCCI est restée globalement stable entre 2019 et 2023. En 2024, les données provisoires suggèrent une augmentation de cette part. Cette évolution devra toutefois être confirmée dans le futur.
Concernant les motifs d’admission des hospitalisations aiguës stationnaires à l’INCCI en 2023, sur un total de 568 séjours, 545 relevaient de la MDC 05 « Système circulatoire », soit 96,0% de l’ensemble des séjours. Cette observation est cohérente avec la spécialisation de l’établissement dans les domaines de la chirurgie cardiaque et de la cardiologie interventionnelle.
Centre National de radiothérapie François Baclesse
Conformément à la loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018, le Centre de Radiothérapie François Baclesse constitue un établissement hospitalier spécialisé exploitant le service national de radiothérapie.
Sur la période 2021-2024, on observe les évolutions suivantes :
- Nombre de nouveaux cas pris en charge : +3,2%/an en moyenne (1 382 en 2024)
- Nombre de traitements réalisés : +2,7%/an en moyenne (1 675 en 2024)
- Nombre de consultations externes de suivi post-thérapeutique : +25,5%/an en moyenne (2 693 en 2024).
- Aucune activité d’hospitalisation stationnaire n’a été enregistrée pour l’année 2024
🔗 Figure: Evolution du nombre de consultations externes, par type de consultations, au CFB, 2021-2024
Établissements hospitaliers de moyen séjour
Centre Hospitalier Neuro-Psychiatrique
Conformément à l’article 5, alinéa 2 de la loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018, le CHNP est un établissement hospitalier spécialisé en réhabilitation psychiatrique et exploite le service national de réhabilitation psychiatrique ainsi que le service d’hospitalisation de longue durée psychiatrique, pouvant compter respectivement un maximum de 180 lits de moyen séjour et de 67 lits d’hospitalisation de longue durée[1]. À partir de 2019 (autorisation du 28 février 2019), l’activité du CHNP est scindée en deux catégories : réhabilitation psychiatrique et hospitalisation de longue durée psychiatrique.
Les séjours hospitaliers ont augmenté de 1,4% par an en moyenne entre 2014 et 2023 (variations selon les années).
En 2023, on dénombre :
- 673 séjours d’une durée moyenne[2] de 133,4 jours, dont 2,8% concernent des non-résidents 42,5% des séjours ont une durée supérieure à 6 mois
- 89 750 journées d’hospitalisation
Parmi les 247 lits installés, 216,2 lits ont été occupés en moyenne par jour, ce qui correspond à un taux d’occupation de 87,5% des lits pour l’activité opposable des résidents et non-résidents.
L'analyse des motifs d'hospitalisation pour le CHNP n'a pas pu être réalisée de manière détaillée pour l'ensemble de l'année 2023 car, sur les 673 séjours enregistrés, le motif d'hospitalisation n'était renseigné que pour 283 séjours (42,1%).
Parmi les 283 séjours pour lesquels un motif d'hospitalisation était renseigné, la répartition selon les sous-chapitres de la CIM-10 était la suivante :
- Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psychoactives (F10-F19) : 51,6%
- Schizophrénie, troubles schizotypiques, troubles délirants et autres troubles psychotiques non thymiques (F20-F29) : 17,7%
- Troubles de l'humeur (affectifs) (F30-F39) : 9,9%
- Troubles anxieux, troubles liés au stress, troubles dissociatifs, somatoformes et autres troubles non psychotiques (F40-F48) : 6,4%
- Troubles du comportement et troubles émotionnels apparaissant habituellement durant l'enfance et l'adolescence (F90-F98) : 6,4%
- Troubles de la personnalité et du comportement chez l'adulte (F60-F69) : 4,6%
- Troubles mentaux dus à des affections physiologiques connues (F01-F09) : 2,5%
- Déficience intellectuelle (F70-F79) et troubles spécifiques du développement psychologique (F80-F89) : moins de 1% chacun.
[1] À partir du 01.01.2026, la loi du 19 décembre 2025 modifie la loi hospitalière de 2018 et planifie respectivement un maximum de 240 lits de moyen séjour et de 140 lits d’hospitalisation de longue durée.
[2] L’indicateur de DMS seul est toutefois insuffisant. Les durées médianes et durées maximum de séjour, utiles pour apprécier les séjours prolongés faute de solutions de placement en aval (ex : CIPA, maisons de soins), n’ont pas pu être calculées pour des raisons méthodologiques.
Centre National de Rééducation Fonctionnelle et de Réadaptation - Rehazenter
Conformément à l’article 5 alinéa 3 de la loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018, le Centre National de Rééducation Fonctionnelle et de Réadaptation – Rehazenter constitue un établissement hospitalier spécialisé en rééducation fonctionnelle et exploite le service national de rééducation fonctionnelle. Le nombre maximum de lits pouvant y être autorisé ne peut être supérieur à 100 lits de moyen séjour[1].
Les séjours hospitaliers ont diminué de 1,7% par an en moyenne entre 2014 et 2023.
En 2023, on dénombre :
- 435 séjours d’une durée moyenne de 60,9 jours, et dont 15,2% concernent des non-résidents.
- 26 513 journées d’hospitalisation.
Parmi les 73 lits installés, 66,9 lits ont été occupés en moyenne par jour, ce qui correspond à un taux d’occupation de 91,7% des lits pour l’activité opposable des résidents et non-résidents.
La proportion de personnes âgées de 75 ans et plus parmi les séjours au Rehazenter a diminué entre 2014 et 2023, passant de 19,1% (97 séjours) à 5,7% (25 séjours). Sur la même période, leur part dans le total des journées a également reculé, passant de 10,7% (2 628 journées) à 3,3% (875 journées).
[1] À partir du 01.01.2026, la loi du 19 décembre 2025 modifie la loi hospitalière de 2018 et planifie un maximum de 150 lits.
🔗 Tableau: Hospitalisations des patients âgés de 75 ans et plus et part dans le total des hospitalisations du Rehazenter, 2014-2024
🔗 Figure: Evolution de la répartition des séjours hospitaliers entre résidents et non-résidents, au Rehazenter, 2014-2024
Hôpital intercommunal de Steinfort et services de rééducation gériatrique des centres hospitaliers
La rééducation gériatrique est réalisée :
- à l’Hôpital Intercommunal de Steinfort (40 lits depuis le 25.10.2021)
- au CHdN, en service de rééducation gériatrique (site de Wiltz : 33 lits depuis 2024)
- aux HRS, en service de rééducation gériatrique (70 lits à la CSM partir de 2019, transférés à la Zithaklinik en 2025)
- au CHEM, en service de rééducation gériatrique (59 lits depuis le 1er juin 2019, dont 57 à Dudelange et 2 à Esch depuis 2024).
La présentation porte sur l’activité de rééducation gériatrique qui concerne l’HIS et les services de rééducation gériatrique des centres hospitaliers du CHdN, du CHEM et des HRS.
Entre 2014 et 2023, alors que le nombre de lits de rééducation gériatrique a augmenté de 105 à 191 lits (+6,9% en moyenne par an), le nombre de séjours hospitaliers a augmenté en moyenne de 6,8% par an et le nombre de journées a progressé de 6,7% par an.
Pour les services de rééducation gériatrique des centres hospitaliers, la croissance annuelle moyenne des séjours varie selon les établissements entre +7,4% et +13,1%, alors qu’à l’HIS le nombre de séjours est resté plus ou moins stable sur la même période (+0,9%).
Les taux d’occupation de ces services sont élevés entre 2019 et 2023, variant entre 77,9% et 91,6% selon les années pour l’ensemble des services.
En 2023 :
- Les services de rééducation gériatrique ont réalisé 1 812 séjours et 63 700 journées.
- Les établissements ayant réalisé le plus grand nombre de séjours de rééducation gériatrique (et de journées) sont le CHEM (587 séjours) et les HRS (535 séjours).
La durée moyenne de séjour était de 35,2 jours[1].
- Sur 191 lits installés, 175,0 étaient occupés en moyenne par jour, soit un taux d’occupation de 91,6% pour l’activité opposable des résidents et non-résidents, avec des variations selon les services (de 86,4% à 93,8%).
- La part des non-résidents dans l’hospitalisation en rééducation gériatrique est faible : 2,1% des séjours.
[1] L’indicateur de DMS seul est toutefois insuffisant. Les durées médianes et durées maximum de séjour, utiles pour apprécier les séjours prolongés faute de solutions de placement en aval (ex : CIPA, maisons de soins), n’ont pas pu être calculées pour des raisons méthodologiques.
Au cours de la période 2019-2023, le nombre de séjours de rééducation gériatrique a augmenté de 18,0% au niveau national. Cette croissance se répartit de manière inégale entre les établissements disposant d’un service hospitalier de rééducation gériatrique.
En détail, le CHEM a enregistré une hausse de 67,7% du nombre de séjours entre 2019 et 2023, tandis que le CHdN et les HRS ont connu des augmentations respectives de 11,5% et 4,9%. À l'inverse, l'HIS a enregistré une diminution de 5,6% sur la période. Ces évolutions doivent être mises en perspective avec les capacités d'accueil des établissements. Entre 2019 et 2023, le nombre de lits est demeuré relativement stable au CHEM (de 59 à 57 lits) et au CHdN (30 lits), tandis qu'il a légèrement diminué aux HRS (de 70 à 64 lits). À l'inverse, l'HIS a vu sa capacité augmenter de 30 à 40 lits. Ainsi, les différences observées dans l'évolution de l'activité pour chaque établissement ne semblent pas s'expliquer uniquement par les variations du nombre de lits disponibles.
Concernant le volume des journées d’hospitalisation, une augmentation de 33,5% est observée au niveau national entre 2019 et 2023. Cette évolution reste contrastée selon les établissements : le CHEM (+61,4%), les HRS (+37,1%) et l’HIS (+25,5%) enregistrent des hausses marquées, tandis que le CHdN présente une hausse plus limitée (+2,5%).
Centre de réhabilitation du Château de Colpach
Conformément à la loi modifiée du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière, le Château de Colpach a changé d’activité à partir du 1er avril 2018, passant d’une activité de convalescence à une activité de réhabilitation physique et post-oncologique.
Les données produites ci-dessous concernent l’activité de Colpach :
- sur la période du 1er janvier 2013 au 31 mars 2018 en tant que centre de convalescence
- puis, à partir du 1er avril 2018 en tant qu’établissement hospitalier spécialisé en réhabilitation physique et post-oncologique.
En 2023, le Centre de réhabilitation du Château de Colpach a réalisé 748 séjours, soit 17 617 journées d’hospitalisation. Les séjours avaient une durée moyenne de séjour de 23,6 jours.
Le taux d’occupation était de 80,2%.
- Activité de Colpach en tant que centre de convalescence jusqu’au 31 mars 2018 :
Rappel : une autorisation émise par le Contrôle médical de la sécurité sociale était nécessaire pour la prise en charge des cures de convalescence. La prise en charge financière par la CNS d’un séjour de convalescence ne pouvait dépasser 21 jours par cas ; au-delà, les patients devaient prendre en charge financièrement leur séjour. Pour les patients bénéficiaires de l’Assurance dépendance, la prise en charge par l’Assurance dépendance restait effective durant le séjour.
Les motifs d’admission en cure de convalescence étaient les suivants :
- après une intervention chirurgicale,
- après une hospitalisation de longue durée,
- après une maladie grave.
- Activité de Colpach en tant qu’établissement hospitalier de réhabilitation à partir du 1er avril 2018 :
En vertu de l’article 5 alinéa 5 de la loi modifiée du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière, le Château de Colpach devient un établissement hospitalier spécialisé en réhabilitation physique et post-oncologique qui exploite les services nationaux de réhabilitation physique et de réhabilitation post-oncologique.
Etablissement d’accueil pour personnes en fin de vie Haus OMEGA
En 2023, 130 patients sont hospitalisés en soins palliatifs au sein de l’établissement Haus OMEGA, soit 4 062 journées d’hospitalisation d’une durée moyenne de 33,6 jours.
Le taux d’occupation est de 74,2%.
En 2023, parmi les 132 séjours enregistrés, 127 disposaient d’un code ICD-10 renseigné pour le diagnostic principal. Pour l’ensemble de ces séjours, le seul code enregistré était le code Z515, correspondant au libellé « Contact pour soins palliatifs ».