Cartographie

Classification des établissements hospitaliers et capacités d’accueil

État des lieux en 2025

Le paysage hospitalier du GDL a beaucoup évolué ces trois dernières décennies. En 1986, on dénombrait 36 établissements hospitaliers, il en reste 13 en 2025 (dont plusieurs établissements multisites). Aucun établissement n’a été fermé mais de nombreux établissements ont été convertis en 1998 en établissements de long séjour (établissements non hospitaliers), tandis que d’autres ont été modernisés et se sont regroupés via une série de fusions au sein du secteur hospitalier.

  • 10 hôpitaux :

o   4 centres hospitaliers :

-   Centre Hospitalier du Nord (CHdN composé de 2 sites : Ettelbruck et Wiltz) : 359 lits
-   Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL composé de 3 sites: Site Belair : Bâtiment Centre – Maternité Grande Duchesse Charlotte – Kannerklinik, site d’Eich et site Potaschberg) : 604 lits
-   Centre Hospitalier Emile Mayrisch (CHEM composé de 3 sites : Esch-sur-Alzette, Dudelange, Niederkorn) : 541 lits
-   Hôpitaux Robert Schuman (HRS composé de 3 sites : Hôpital Kirchberg – Clinique Dr E.Bohler, Zithaklinik et Clinique Sainte Marie) : 726 lits

o     6 établissements hospitaliers spécialisés :

-   Institut National de Chirurgie Cardiaque et de Cardiologie Interventionnelle (INCCI) : 19 lits
-   Centre National de Radiothérapie François Baclesse (CFB) : 2 lits localisés au CHEM
-   Centre Hospitalier Neuro-psychiatrique (CHNP) : 247 lits
-   Rehazenter (RHZ) : 73 lits
-   Hôpital Intercommunal de Steinfort (HIS) : 40 lits
-   Centre de réhabilitation du Château de Colpach (CRCC) : 60 lits

o     1 établissement d’accueil pour personnes en fin de vie : Haus OMEGA : 15 lits

o    1 établissement pour cures thermales : Centre thermal et de santé de Mondorf-Les-Bains

o    1 centre de diagnostic : Laboratoire national de Santé : pour les activités de génétique humaine et d’anatomopathologie

En 2025, les capacités d’accueil au Luxembourg sont de 2 686 lits hospitaliers dont :

  •  2 058 lits aigus
  • 561 lits de moyen séjour dont :

-   180 lits de réhabilitation psychiatrique
-   73 lits de rééducation fonctionnelle
-   199 lits de rééducation gériatrique
-   60 lits de réhabilitation physique et post-oncologique
-   49 lits de soins palliatifs

  • 67 lits de soins de longue durée

Au total, le GDL a un ratio de 3,9 lits hospitaliers pour 1 000 habitants en 2025.
Au niveau des lits aigus, ce ratio est de 3,0 lits aigus pour 1 000 habitants en 2025.

Les comparaisons européennes (2023) montrent que le nombre de lits d’hôpital pour 1 000 habitants au Luxembourg (3,9 en 2023) se situe en deçà de la moyenne des 27 pays de l’UE (5,1 lits pour 1 000 habitants). Ce ratio est inférieur à celui de l’Allemagne (7,7 lits), de la France (5,4 lits) et de la Belgique (5,4 lits).

Ces comparaisons montrent que le nombre de lits en soins aigus pour 1 000 habitants au Luxembourg (3,0 en 2023) est inférieur à celui de l’Allemagne (5,7), de la Suisse (3,4) et de la Belgique (4,8) mais supérieur à celui de la France (2,7) et des Pays-Bas (2,2).

L’OCDE, dans son Panorama de la Santé Europe 2024, indique que depuis la dernière décennie, le nombre de lits d’hôpital par habitant a diminué dans presque tous les pays de l’UE, en partie en raison de l’augmentation de l’utilisation des soins de jour et de la réduction de la durée moyenne des séjours, qui sont en partie imputables aux progrès des technologies médicales. En moyenne, le nombre de lits d’hôpital par habitant a diminué de 10,0% entre 2012 et 2022. Le nombre de lits d’hôpital par habitant a diminué de manière marquée en Lituanie, aux Pays-Bas, en Estonie et au Luxembourg. Au Luxembourg, cette baisse s’explique principalement par une forte croissance démographique, tandis que le nombre absolu de lits est resté assez stable.

L’interprétation du nombre relativement bas de lits hospitaliers, et de lits hospitaliers de soins aigus par habitant au Luxembourg doit tenir compte d’autres facteurs ayant une influence sur le recours à l’hospitalisation, et en particulier les éléments suivants :

  • La structure d’âge de la population : avec seulement 15,0% de la population âgée de 65 et plus en 2024, contre 21,5% en France, 22,4% en Allemagne et 19,9% en Belgique, la capacité d’accueil en hospitalisation au Luxembourg peut être légèrement inférieure à celle de ses voisins.
  • L’appréciation de l’adéquation du nombre de lits aux besoins de la population requiert en outre l’analyse du taux d’occupation des lits, des motifs d’hospitalisation, et de la durée moyenne des séjours hospitaliers.
  • La durée moyenne de séjour en soins aigus au Luxembourg est supérieure à celle des pays voisins ; à condition qu’elle soit médicalement possible, une réduction de la durée moyenne de séjour permet a priori de libérer des capacités d’accueil et d’optimiser l’utilisation des ressources.

Par ailleurs, des évolutions structurelles récentes du paysage hospitalier sont à considérer :

  • 1ère révision de la loi hospitalière en 2023 :
    La modification de la loi hospitalière du 22 décembre 2023 a augmenté le nombre maximal de lits autorisables planifiés au niveau national (Annexe 1 et 2). Ce changement législatif a permis une augmentation du nombre de lits de soins aigus et de moyens séjours autorisés, lors de la prorogation des autorisations d’exploitation des services et établissements hospitaliers pour la période du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025.
  • 2ème révision de la loi hospitalière en 2025 :
    La loi du 19 décembre 2025 a de nouveau augmenté les plafonds de lits autorisables planifiés au niveau national (Annexe 1 et 2). Dans ce cadre, les autorisations d’exploitation délivrées à partir du 1er janvier 2026, et pour une durée de cinq ans, prévoient une augmentation des lits aigus et de moyens séjours autorisés par rapport à la période 2024-2025. Ces augmentations en 2024 et en 2026 permettent de compenser un éventuel déficit en lits hospitaliers et de répondre à une demande croissante.
  • Accélération du virage ambulatoire :
    Depuis la loi du 29 juillet 2023 modifiant la loi hospitalière de 2018, les centres hospitaliers peuvent disposer de sites supplémentaires dédiés aux soins ambulatoires. Cette évolution du cadre réglementaire s’inscrit dans une stratégie de transformation de l’offre de soins visant à faciliter l’accès aux soins, ainsi qu’à réduire le recours à l’hospitalisation complète au profit de prises en charge en hôpital de jour.
    En parallèle, le nombre de lits d’hospitalisation de jour autorisés a également été augmenté lors des révisions des autorisations d’exploitation en 2024 et en 2026 afin de soutenir le virage ambulatoire.
    Or, ces lits HDJ et places ne sont pas pris en compte dans le calcul du nombre des lits hospitaliers par habitant, ce qui conduit à sous-estimer l’offre réelle de prise en charge.

Analyse descriptive des lits planifiés, autorisés et installés : 2024-2025 et évolutions à partir de 2026

Situation nationale

Au 1er juillet 2025, la loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018 planifie, en son annexe 2, un nombre maximal de 3 153 lits pouvant être autorisés au niveau national : 2 346 lits aigus, 720 lits de moyen séjour[1] et 87 lits de soins de longue durée.

Les autorisations, délivrées fin décembre 2023 et effectives à partir du 1er janvier 2024, concernent 2 781 lits dont : 2 119 lits aigus, 575 lits de moyen séjour et 87 lits de soins de longue durée. Ainsi, 88,2% du nombre maximum de lits planifiés par la loi hospitalière, selon l’annexe 2, ont été autorisés.

[1] Au 01.07.2025, l’Annexe 1 de la loi hospitalière modifiée autorise un nombre maximal pouvant être autorisé au niveau national de 710 lits de moyen séjour. L'écart entre les 720 lits de moyen séjour maximaux mentionnés dans l'Annexe 2 et les 710 lits de moyen séjour maximaux indiqués dans l'Annexe 1 s'explique par le fait que l’Annexe 1 prend en considération que le nombre maximal de lits de moyen séjour au CRCC ne peut être supérieur à 60 (art. 5 alinéa 5 de la loi hospitalière modifiée de 2018), tandis que l'Annexe 2 compile un total de 70 lits en additionnant les capacités maximales du service de réhabilitation physique (40 lits max) et du service de réhabilitation post-oncologique (30 lits max).

 

En 2025, 2 686 lits hospitaliers sont installés, répartis comme suit : 2 058 lits aigus, 561 lits de moyen séjour et 67 lits de longue durée. Ainsi, 96,6% des lits autorisés ont été installés.

Le nombre total de lits hospitaliers installés est de 3,9 pour 1 000 habitants au 01.07.2025.

Le nombre de lits aigus planifiés, autorisés, et installés est respectivement de 3,42 / 3,09 / 3,00 pour 1 000 habitants en 2025.

Entre l’édition 2023 de la Carte sanitaire et celle-ci, on constate une légère augmentation des lits installés passant de 2 640 à 2 686 lits (+ 1,7%), soit une différence de 46 lits dont 36 lits aigus et 10 lits de moyen séjour.

Lorsque des écarts sont constatés entre les lits autorisés et les lits installés, des explications ont été sollicitées auprès des établissements concernés. Ces précisions sont indiquées pour chaque service concerné. Les principales raisons évoquées sont :

  • des contraintes architecturales (bâtiment à rénover, agrandissement prévu…)
  • des variations d’activité

Évolutions concernant les lits hospitaliers à partir de 2026 :

Suite à l’entrée en vigueur de la loi du 19 décembre 2025 modifiant la loi hospitalière de 2018, ainsi qu’au renouvellement des autorisations d’exploitation des établissements hospitaliers pour une durée de 5 ans à compter du 1er janvier 2026, le nombre total de lits planifiés et autorisés a évolué. :

  • L'Annexe 2 de la loi hospitalière fixe désormais à 3 545 le nombre maximal de lits planifiés au niveau national (soit 392 lits supplémentaires), dont 2 545 lits aigus. Cela représente une augmentation de 8,5% de la capacité totale de lits aigus.
  • Les autorisations d’exploitation en vigueur au 1er janvier 2026 concernent 2 813 lits dont 2 151 lits aigus, 575 lits de moyen séjour et 87 lits de soins de longue durée. Ainsi, au 1er janvier 2026, 79,4% des lits planifiés par la loi hospitalière ont fait l’objet d’une autorisation d’exploitation. 

 


Dans l’hypothèse où l’ensemble de ces 3 545 lits seraient autorisés et installés, et considérant qu’en décembre 2025 la population résidente au Luxembourg s’élève à 690 959 habitants[1], le ratio s’élèverait à 5,1 lits hospitaliers pour 1 000 habitants.

Lits d’hospitalisation de jour :

En 2025, les capacités d’accueil au Luxembourg en hospitalisation de jour, incluant les lits HDJ et les places de dialyse installés sont de 631, soit une augmentation de 58 lits et places (+10,1%) par rapport à l’édition 2023 de la Carte sanitaire. À partir de 2026, ce nombre de lits HDJ installés peut encore augmenter, conformément aux nouvelles autorisations délivrées.

Entre 2019 et 2025, le nombre de lits d’hospitalisation de jour autorisés et installés a progressé (respectivement +9,4% et +24,0%). Le taux d’installation de lits HDJ a également augmenté de manière continue sur la période.

[1] Source : données populationnelles du STATEC au 31.12.2025

 

État des lieux par établissement


Entre 2023 et 2025, une légère augmentation de 36 lits aigus installés (+1,8%) a été observée, portant le total à 2 058 lits aigus installés en 2025. La répartition par établissement montre une diminution du nombre de lits aigus installés au CHdN en 2025 (1 lit) et une augmentation des lits aigus installés au CHL (15 lits), au CHEM (6 lits) et aux HRS (16 lits).

Quant aux lits aigus autorisés, leur nombre a augmenté entre 2024 et 2026 dans les 4 centres hospitaliers.

Pour rappel, l’article 4 de la loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018 autorise un maximum de 700 lits de soins aigus par centre hospitalier, exploités sur deux sites hospitaliers au maximum. En 2026, les HRS se situent à 33 lits du plafond autorisé.

Les autorisations de 2026 prennent en compte les lits directement exploitables au 01.01.2026 selon la loi hospitalière modifiée ainsi que les lits prévus selon les projets de construction déjà autorisés et avec une loi de financement existante. Ainsi les lits issus des projets du Südspidol pour le CHEM, du nouveau bâtiment Centre et de l’Umbau Kannerklinik pour le CHL sont pris en considération dans les autorisations délivrées en 2026.

Pour les établissements aigus spécialisés (CFB et INCCI), aucun changement n’a été constaté pour les installations et pour les autorisations.

 


Pour les lits de moyen séjour, une légère augmentation de 10 lits installés (+1,8%) est observée en 2025 par rapport à 2023, portant le total à 561 lits. La répartition par établissement met en évidence une hausse au CHdN (3 lits), au CHEM (1 lit) et aux HRS (6 lits), tandis que les autres établissements hospitaliers ont maintenu une capacité stable.

Quant aux lits autorisés, leur nombre n’a pas augmenté entre 2024 et 2026.

 

Aucune évolution n’a été constatée concernant les lits autorisés et installés d’hospitalisation de longue durée.

Les nombres de lits autorisés pour les services d’hospitalisation de longue durée médicale et d’hospitalisation de longue durée psychiatrique correspondent aux nombres maxima de lits planifiés par l’Annexe 2 de la loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018.

Les lits du service d’hospitalisation de longue durée médicale ne sont pas installés aux HRS.

Services hospitaliers

État des lieux en 2025

La loi hospitalière modifiée de 2018 prévoit que l’activité médico-soignante s’exerce dans des services hospitaliers, dont 19 doivent obligatoirement faire partie intégrante des 4 centres hospitaliers, ainsi que 18 services nationaux, uniques pour le pays, qui concentrent les compétences, les équipements ou les infrastructures spécifiques nécessaires à l’exécution de leur mission.

En 2025, tous les services prévus par la loi sont autorisés.

 

État des lieux des lits planifiés, autorisés et installés par service hospitalier

De manière générale, l’analyse de la répartition des lits en juillet 2025 dans ces services montre que :

  • Pour la majorité des services de soins aigus des centres hospitaliers, les lits autorisés en 2024 ont été installés ; cependant,

- Dans 12 services de soins aigus (répartis entre les 4 centres hospitaliers), 65 lits autorisés ne sont pas installés, ce qui représente 3,1 % des lits aigus autorisés.
- Pour 1 service de soins aigus (dans 1 centre hospitalier), les lits installés dépassent le nombre de lits autorisés, représentant 5 lits.
-En tenant compte de ces 5 lits installés en excédent, le déficit net s’élève à 60 lits, soit 2,9% du total des lits aigus autorisés.

  • Pour les établissements de soins aigus spécialisés (INCCI, CFB), tous les lits aigus autorisés sont installés, à l’exception d’un seul lit à l’INCCI.
  • Pour les services de moyen séjour,

- Tous les lits autorisés sont installés pour les services de réhabilitation physique (CRCC), de réhabilitation post-oncologique (CRCC), de rééducation fonctionnelle (RHZ) et de réhabilitation psychiatrique (CHNP).
- Dans deux services de moyen séjour (rééducation gériatrique et soins palliatifs répartis dans 2 centres hospitaliers), des lits autorisés ne sont pas installés, représentant un total de 14 lits, soit 2,4% du total de lits de moyen séjour autorisés.

  • Pour les services d’hospitalisation de longue durée, 23,0% des lits autorisés ne sont pas installés.

- Au sein du service d’hospitalisation de longue durée psychiatrique (CHNP), 67 des 67 lits autorisés sont installés.
- En revanche, aucun des 20 lits autorisés du service d’hospitalisation de longue durée médicale (HRS) n’est installé.

  • Pour les services prenant en charge des patients mais ne disposant pas de lit hospitalier (càd disposant de lits ou places d’hospitalisation de jour ou de lits-portes) :

- Le total des lits ou places autorisés pour les services d’hospitalisation de jour en 2024 est de 743 lits HDJ (sans les lits-portes).
- Pour la majorité de ces services, tous les lits HDJ ou places autorisés en 2024 ont été installés.
- Dans 7 services (répartis dans 3 centres hospitaliers), des lits HDJ ou places autorisés ne sont pas installés, représentant un total de 112 lits HDJ et places, soit 15,1% du total de lits HDJ et places autorisés en 2024.
- Concernant les lits-portes attribués aux 5 services d’urgence, sur les 52 lits-portes autorisés en 2024, 19 lits-portes ne sont pas installés en 2025. Les lits-portes pédiatriques sont en revanche tous installés.

 

Réseaux de compétences

La loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018 (art.28) prévoit la création de réseaux de compétences afin d’assurer la prise en charge interdisciplinaire des patients atteints des pathologies ou groupes de pathologies suivants :

  1. accidents vasculaires cérébraux
  2. cancers intégrant le service de radiothérapie (2 réseaux autorisables)
  3. affections rachidiennes à traitement chirurgical
  4. diabète et obésité avec comorbidité de l’adulte[1]
  5. diabète et obésité avec comorbidité de l’enfant14
  6. immuno-rhumatologie de l’adulte et de l’enfant
  7. maladies psychosomatiques
  8. douleur chronique
  9. maladies neuro-dégénératives

La demande d’autorisation est introduite par au moins deux hôpitaux sous forme d’un projet de réseau de compétences auprès du Comité de gestion interhospitalière (CGI).

Le CGI a pour mission de :

-    soutenir les établissements hospitaliers dans l’élaboration des projets de réseaux de compétences et d’aviser leur projet de réseau
-    de retenir les modalités organisationnelles des réseaux de compétences

Au moment de la rédaction de cette Carte sanitaire, cinq réseaux de compétences (RC) ont été autorisés conformément à l’article 28 de loi modifiée du 8 mars 2018.

Les informations présentées ci-après ont été recueillies entre juillet et septembre 2025 au moyen d’un questionnaire distribué aux coordinateurs de ces réseaux :

  • RC « Douleur chronique »
  • RC « Maladies neuro-dégénératives » dénommé « ParkinsonNet Luxembourg »
  • RC « Immuno-rhumatologie de l’adulte et de l’enfant » dénommé « RCIRAE »
  • RC « Diabète et obésité avec comorbidité de l’adulte »
  • RC « Diabète et obésité avec comorbidité de l’enfant » dénommé « OBEDIA-Kids »

Parmi ces cinq réseaux autorisés, le réseau de compétences maladies neuro-dégénératives « ParkinsonNet » a été officiellement lancé le 26 septembre 2023. Les réseaux de compétences « RCIRAE » et « OBEDIA-Kids » ont, pour leur part, été lancés respectivement les 06 novembre 2025 et 2 mars 2026. En ce qui concerne le développement d’indicateurs de suivi et de qualité, le réseau de compétences « ParkinsonNet » se distingue par un niveau d’avancement important. Ce réseau a notamment bénéficié d’un soutien méthodologique et scientifique de l’Université de Luxembourg et du LIH. Le recrutement des patients ayant débuté en octobre 2023, « ParkinsonNet » a ainsi pu produire un premier rapport d’activité relatif à l’année 2024. Certains des indicateurs issus de ce rapport sont présentés ci-après.

En revanche, les deux réseaux de compétences autorisés « Douleur chronique » et « Diabète et obésité avec comorbidité de l’adulte » ne sont pas encore opérationnels à la date de parution de cette édition de la Carte sanitaire. À cet égard, un réseau est considéré comme opérationnel dès lors qu’il a débuté le recrutement de patients au sein du réseau.

En 2025, les modalités de financement spécifique à ces deux réseaux autorisés, mais non encore opérationnels, font toujours l’objet de discussions avec les autorités compétentes.

La mise en œuvre effective d’un réseau de compétences peut nécessiter un délai de deux ans, voire davantage, avant d’atteindre un fonctionnement pleinement opérationnel. Les conditions préalables pour déployer un réseau intégré sont la coordination hospitalière et la budgétisation. Mais il implique également d'allouer les ressources et de former le personnel concerné, au travers de programmes soutenus financièrement par la DiSa. La DiSa assure un soutien financier à l’ensemble des réseaux de compétences, couvrant leur mise en place, leur coordination, les mécanismes incitatifs ainsi que les activités d’évaluation. Elle finance également des formations destinées aux professionnels de santé, de même que le fonctionnement des comités de gestion et des comités scientifiques des réseaux. De son côté, la CNS finance les prestations liées à la prise en charge des patients et contribue également au financement du personnel de coordination, en complément du soutien assuré par la DiSa.

Ainsi, à la date de rédaction de cette édition de la Carte sanitaire, hormis pour « ParkinsonNet », le degré d’avancement des autres réseaux de compétences autorisés ne permet pas encore d’évaluer leur taux d’utilisation ni leur niveau de qualité. Les premiers rapports annuels d’activité des réseaux récemment lancés officiellement devraient toutefois être disponibles dans un délai d’un à deux ans.

Des projets d’établissement sont également en cours de préparation pour deux réseaux supplémentaires : le RC « cancer du poumon » et le RC « accidents vasculaires cérébraux » :

-   Le projet relatif au RC « cancer du poumon » s’inscrit dans le cadre de la mise en place de réseaux de compétences pour les cancers intégrant le service de radiothérapie, comme prévu par la loi hospitalière modifiée de 2018. Le choix s’est porté sur le cancer du poumon pour la création d’un RC spécifique. Ce projet est actuellement développé en collaboration entre l’Institut National du Cancer et les quatre centres hospitaliers, et s’intègre également dans une initiative européenne (projet CraNE) visant à établir un réseau de centres nationaux de lutte contre le cancer dans chaque État membre.
-   Le projet de RC dédié aux accidents vasculaires cérébraux porte notamment sur la prise en charge post-AVC, de la sortie d’hôpital jusqu’à un an de suivi. Il mobilise plusieurs acteurs, dont l’association de patients Blëtz.lu, les quatre centres hospitaliers, le RHZ et Mondorf, et s’inspire d’initiatives existantes à l’étranger, comme le projet allemand Projekt Lotse. Le projet de créer un tel RC s’inscrit par ailleurs dans les orientations du Plan national maladies cardio-neuro-vasculaires (Axe 5).

Par ailleurs, la Direction de la Santé a élaboré des lignes directrices permettant la rédaction d’un cahier des charges standardisé destiné à encadrer la constitution d’un réseau de compétences : Guidelines pour la rédaction du cahier des charges de réseau de compétences. - Portail Santé - Luxembourg.

Ces lignes directrices ont vocation à être testées dans le cadre des deux projets de réseau en cours de préparation :

-   le RC « cancer du poumon »
-   le RC « accidents vasculaires cérébraux »

 

[1] Le libellé du réseau de compétence a été modifié par la loi du 19 décembre 2025 modifiant la loi hospitalière de 2018.

cf document principal p.61 et s. pour des présentation détaillées de chaque réseau.

Équipements hospitaliers

L'annexe 3 a subi des modifications suite aux lois du 29 juillet 2023 et du 22 décembre 2023 :

-   La loi du 29 juillet 2023 a enrichi l'annexe 3 en y ajoutant des équipements nécessitant du personnel hautement qualifié ou des conditions d’emploi particulière. Ces équipements sont soumis à autorisation mais n’ont pas de nombre maximal planifié.

-   La loi du 22 décembre 2023 a modifié le nombre maximal planifié pour deux équipements soumis à planification nationale : le nombre maximal de Tomographes à émission de positons est passé de 1 à 2, et celui des ostéodensitomètres DXA de 1 à 3.

Équipements et appareils soumis à planification selon la loi hospitalière de 2018

Ces équipements sont financés à 80% par l’Etat et leur autorisation est soumise pour avis à la Commission Permanente pour le secteur Hospitalier (CPH). Ces équipements nécessitent une planification nationale c’est-à-dire qu’ils disposent d’un nombre maximum limitatif. Six de ces 10 équipements sont réservés à l’exploitation des services nationaux.

Les équipements présentés ci-dessous sont ceux qui étaient installés au 1er juillet 2025.

À cette date, les équipements et appareils soumis à planification nationale visés à l’annexe 3 de la loi hospitalière modifiée de 2018 sont tous installés, à l’exception d’un ostéodensitomètre.

 

Équipements nécessitant du personnel hautement qualifié ou des conditions d'emploi particulières

Ces équipements figurent également à l’annexe 3 de la loi hospitalière modifiée de 2018, ce qui implique que leur utilisation à des fins médicales est réservée au secteur hospitalier et soumise à autorisation. Néanmoins, contrairement aux équipements faisant l’objet d’une planification nationale, ils ne sont pas soumis à un plafond quantitatif au niveau national.

Équipements d’imagerie médicale : focus sur certains types d’équipements

Au 1er juillet 2025, les centres hospitaliers du GDL disposent des types d’équipements d’imagerie médicale suivants :

  • 13 scanners, soit 19,0 scanners pour 1 million d’habitants, en diminution (-15,6%) par rapport à 2023 où le ratio par million d’habitants était de 22,5 :    
    • dont 3 Scanners dits « Urgence » et qui sont dédiés au service d’urgence: 1 au CHL-Centre, 1 aux HRS-HK et 1 au CHEM-Esch.
    • Le CFB dispose aussi d’un scanner mais il s’agit d’un scanner de simulation utilisé uniquement dans le cadre de la préparation des traitements de radiothérapie et ce scanner fait partie de l’équipement national « ensemble de dispositifs de radiothérapie ».

A titre de comparaison, en 2023, la moyenne de l’OCDE (OCDE37) était de 28,8 scanners par million d’habitants ; le Luxembourg en comptait 25,5, la Belgique 26,0, l’Allemagne 37,1 et la France 21,0.

  • 13 IRM, soit 19,0 IRM pour 1 million d’habitants soit une légère augmentation de ce ratio de 5,6% par rapport à 2023 :
    • dont un nouvel équipement IRM mis en service à partir du 6 mars 2024 sur le site Wiltz du CHdN.

À titre de comparaison, en 2023, la moyenne de l’OCDE (OCDE37) était de 19,7 IRM par million d’habitants, le Luxembourg en comptait 18,0, l’Allemagne 35,3, la Belgique 11,6 et la France 19,2.

  • 8 gammas caméras
  • 8 mammographes

 

Autres équipements

L’annexe 3 de la loi hospitalière modifiée de 2018 reprend également d’autres équipements nécessitant du personnel hautement qualifié ou des conditions d’emploi particulières.

 

Équipements dont la valeur unitaire à neuf dépasse 250 000 euros HTVA

L’article 14, paragraphe 2, de la loi hospitalière modifiée de 2018, prévoit que tout établissement hospitalier ayant l'intention d'acquérir ou d’utiliser un équipement ou appareil médical dont la valeur unitaire à neuf dépasse 250 000 euros doit soumettre son projet à l'autorisation du ministre, lequel sollicite l'avis de la CPH. Ces équipements ne bénéficient pas de subventions et ne sont pas soumis à une limitation quantitative au niveau national.

 

Ressources humaines

Conformément à l’article 3, paragraphe 2, alinéa 4 de la loi hospitalière modifiée du 8 mars 2018, la Carte sanitaire intègre des informations relatives aux ressources humaines des établissements hospitaliers. Celles-ci comprennent notamment le recensement des médecins agréés et de leurs spécialités, ainsi que des professionnels de santé, du personnel administratif et du personnel technique exerçant au sein de ces établissements.

 

Entre 2014 et 2025, les effectifs en médecins hospitaliers augmentent de 43,7%, passant de 1 047 à 1 505 (soit +3,4% en moyenne par an). Cette évolution concerne à la fois les médecins hospitaliers (+35,4%) et les médecins en voie de spécialisation (+189,5%), ces derniers restant toutefois beaucoup moins nombreux en effectif absolu.

 


Entre 2014 et 2025, le nombre de salariés du secteur hospitalier augmente de 24,9%, passant de 8 338 à 10 413 (soit +2,0% en moyenne annuelle). Cette évolution concerne l’ensemble des pays de résidence, avec une hausse importante pour les salariés résidant en France (+77,0%) et en Belgique (+47,8%), tandis que les effectifs résidant au Luxembourg (+4,3%) progressent plus modérément.

 

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