L'ObSanté à la Commission de la Santé et de la Sécurité sociale : prévention primaire populationnelle

Comment les politiques publiques peuvent-elles façonner nos environnements de vie pour faciliter les choix favorables à la santé ?

C’est la question centrale du rapport « Gesond Gesellschaft duerch Präventioun », que les auteurs Tanja Ducomble et Till Seuring, et la présidente de l’ObSanté, Françoise Berthet, ont eu l’honneur de présenter lors de la Commission de la Santé et de la Sécurité sociale à la Chambre des députés, le mardi 11 mai 2026.

Parmi les résulats mis en avant :

🚨 83 % du fardeau des maladies au Luxembourg est dû aux maladies chroniques, or, la majorité est évitable. Quatre comportements en sont principalement responsables :

  • le tabagisme,
  • la consommation d'alcool,
  • la mauvaise alimentation
  • et l’inactivité physique.

Ces comportements sont inégalement distribués dans la population, avec une prévalence plus élevée chez les personnes ayant un niveau d'éducation de base.

L’OMS a identifié les « NCD best buys » : des politiques publiques efficaces et rentables à brève échéance pour lutter contre les déterminants des maladies chroniques. Réglementaires, fiscales, commerciales et environnementales - ces mesures relèvent de la compétence de divers ministères. 

La conclusion adressée aux députés était claire : dans l’esprit du « Health in all policies », la mise en œuvre de ces politiques de prévention primaire à échelle populationnelle appelle à une action concertée au niveau parlementaire, avec un rôle de leadership du secteur de la santé.

Organisation

Observatoire national de la Santé