Prévention primaire

Gesond Gesellschaft duerch Präventioun

Gesond Gesellschaft duerch Präventioun

L’Observatoire national de la santé présente son rapport thématique 2026 : « Gesond Gesellschaft duerch Präventioun - Alléger le fardeau des maladies chroniques au Luxembourg : Évaluation des principaux déterminants de la santé pour guider les interventions de prévention primaire », consacré aux politiques de prévention primaire et à leur rôle central dans la lutte contre les maladies chroniques.  

Ce rapport vise à éclairer les décideurs politiques et les acteurs de la société civile sur les actions publiques qui ont fait leurs preuves dans la réduction des facteurs de risque de ces maladies.

Ces facteurs de risque sont fortement influencés par l’environnement social, économique et commercial, et présentent d’importantes disparités sociales. La prévention populationnelle va  au-delà de la responsabilisation individuelle et s’intègre dans toutes les politiques publiques (Health in all Policies), afin de rendre les choix favorables à la santé plus accessibles et attractifs.

Alors que l’accord de coalition gouvernemental vise à placer la prévention au même niveau que la médecine curative, le rapport de l’ObSanté constitue un appel à renforcer l’adoption des interventions populationnelles identifiées par l’OMS comme les plus efficaces (« NCD Best Buys »).

Si le Luxembourg a déjà mis en œuvre plusieurs interventions à fort impact alignées sur les recommandations de l’OMS, telles que les avertissements sanitaires et l’interdiction de la publicité pour le tabac, l’étiquetage nutritionnel NutriScore ou encore le GIMB, des marges de progression substantielles persistent. La revue de l’action nationale au regard des recommandations internationales montre que le prix du tabac est relativement bas au Luxembourg, l’alcool y est facilement accessible, la réglementation sur le marketing alimentaire ciblant les enfants est absente et la promotion de l’activité physique et de la mobilité active pourrait être plus intégrée dans d’autres politiques publiques.

Conformément à l’Objectif 2 du Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles (2013–2030), l’ObSanté rappelle que la mise en œuvre de telles interventions nécessite un renforcement des capacités réglementaires, un leadership politique accru et un engagement multisectoriel, soutenus par une participation active de la société civile.

Un grand merci aux producteurs des données (Direction de la Santé, Fondation Cancer, ILRES, LIH, LISER, MenJe, STATEC, Uni.lu, Maria Noel Pi Alperin pour son travail de modélisation), aux acteurs et experts de la prévention (Direction de la Santé, M3S, Fondation Cancer).